Choisir une pellicule noir et blanc en format 120 suppose de vérifier au préalable avec quelle chimie elle est compatible, un réflexe que tout amateur de développement maison connaît bien. Le TRI-X 400 de Kodak Eastman, ici en PROPACK de cinq bobines, répond à cette question sans ambiguïté : c'est un film pensé pour un révélateur noir et blanc classique, à l'exclusion de tout procédé couleur. Sa sensibilité de ISO 400/27° et son grain immédiatement reconnaissable en ont fait, depuis des décennies, une valeur sûre du rayon argentique moyen format, aussi bien pour les premiers essais en cuve que pour une pratique de laboratoire déjà bien installée.
Un format 120 livré en réserve de cinq bobines
La boîte PROPACK rassemble cinq bobines au format 120, une quantité qui évite de rouvrir une commande à chaque séance et qui convient aussi bien à l'amateur qui enchaîne les essais en développement maison qu'au passionné qui approvisionne une pratique déjà régulière. Selon le boîtier utilisé, le nombre de clichés par bobine varie, environ douze en 6x6, dix en 6x7 ou huit en 6x9, une variation propre au format 120 plutôt qu'une particularité de cette référence. Le film repose sur un support acétate d'une épaisseur de couche de 99,1 microns, une construction éprouvée qui se manipule sans difficulté sur une spire de développement. Kodak recommande de conserver les bobines à 13°C ou moins, une précaution utile pour qui constitue une réserve destinée à plusieurs mois de pratique plutôt qu'à une utilisation immédiate.
Une chimie noir et blanc exigeante mais gratifiante
Le TRI-X 400 se développe exclusivement en chimie noir et blanc standard, D-76, HC-110 ou Microdol-X en tête des révélateurs couramment utilisés, ce qui suppose un accès à un laboratoire équipé ou une pratique de développement à domicile, contrairement aux pellicules noir et blanc conçues pour un traitement couleur classique. En contrepartie, cette contrainte ouvre la porte à un contrôle plus fin du résultat final. La large latitude d'exposition du film absorbe les écarts de mesure sans rupture de tonalité, et sa capacité à supporter la poussée reste l'un de ses atouts les plus recherchés : une sous-exposition d'un diaphragme à EI 800 se traite avec un temps de développement normal, tandis qu'une poussée à EI 1600, voire EI 3200 pour les situations les plus sombres, demande d'allonger ce temps, au prix d'un grain plus présent et d'une perte progressive de détail dans les basses lumières. Ce comportement en fait un terrain d'expérimentation apprécié des laborantins amateurs qui veulent explorer les effets du push processing sans changer de pellicule.
Pour qui s'oriente vers le développement noir et blanc à la maison, ce PROPACK de cinq bobines offre à la fois la matière première et la marge de manœuvre nécessaires pour tester plusieurs réglages de révélateur sur un même lot, avec la cohérence d'émulsion garantie d'une bobine à l'autre.